ACTUALITE : LA DYSMORPHOPHOBIE, UN MAL GRANDISSANT.
La notion d'éblouissement esthétique aurait son importance ici, qui nait de la représentaiton fantasmé de son propre corps par l'enfant lorsqu'il commence à se différencier de sa mère; par son expression, celle-ci lui renvoie à la fois son amour et le fait qu'elle le considére comme le plus beau du monde. Cet éblouissement, le dysmorphophobe le rechercherait de façon répétitive à travers les demandes d'intervention esthétique.
Derrière un défaut physique se cache une partie de l'histoire de son propriétaire et l'idée de l'enlever peut donner à ce dernier l'espoir erronné de se réconcilier avec son passé et ses souvenirs.
Ex: Refaire son nez peut renier un père violent dont on a hérité les traits.
La chirurgie esthétique prends la forme d'une tentative de restauration narcissique de l'image de soi par le biais de l'amélioration du corps et de son apparence.
COMMENT PERCEVONS-NOUS NOTRE CORPS ?
L'Acquisition du tonus axial permettant la station assise puis debout lui donne une première maîtrise de son corps qui permet au bébé une véritable possession de son corps, de s'individualiser au monde environnant.
COMMENT NOUS VOYONS-NOUS ?
La phase du miroir, période entre 6-18 mois où l'enfant encore impuissant à maîtriser son corps en pleine dépendance vis à vis du " nourrissage " découvre son image dans le miroir est désicive. Cette étape est fondamentale dans l'acquisition d'une première identité qui passe par le sentiment de l'unicité.
C'est souvent à la mère que l'on attribue encore une fonction précoce du miroir pour son bébé: il s'agit de la fonction du support qu'elle exerce auprès de lui comme première base de son identité à travers les reflets qu'elle lui renvoie de lui-même.
L'identification est un processus psychique par lequel nous prenons pour modèle une autre personne et nous nous identifions à elle. On cherche tous le longs de notre vie des modèles d'identifications. Les premières références commencent dés l'enfance.: l'enfant va chercher à s'approprier les qualités de ses parents, soucieux d'être conforme à leurs désirs.
A l'adolescence, pour une majorité d'entre eux, les modifications vont entraîner un hyper-investissement de soi.
Ce "moi-idéal" correspond à un idéal de tout puissance qui se révèle à travers des admirations passionnées pour de grands personnages. Puis, il se heurte à un problème: l'adolescent prend conscience qu'il n'est pas si beau et si grand qu'il ne l'a imaginé. Certains auront recours à la chirurgie esthétique pour se rapprocher d'un idéal.

Ex: Les narcissiques, carencés au plan affectif, en recherche d'approbation et d'amour sont en quête éperdue d'une apparence parfaite: ce sont les autres qui servent de miroir.
CONQUETE SOCIALE ET CHIRURGIE :
Les Hommes ont toujours été en recherche d'artifices pour améliorer leur apparence physique. Aujourd'hui, le corps est une sorte de "work in progress" que nous nous fabriquons. Nous changeons d'attitudes en changeant de vêtement, de couleurs de cheveux...etc.
Ex: Une femme brune va teindre ses cheveux en blond et changer d'attitude. Elle se sent intérieurement différente. Il arrive que cette attitude soit influencés par un conjoint, et ne corresponde pas à ce que l'on ressent en soi-même.
On laisse entendre aujourd'hui que le corps est un mélange de don et d'effort. Cela développe l'idée de la responsabilité de chacun: on a le corps qu'on mérite ! Il serait même question de culpabilité: celle de déroger à l'obligation sociale de s'occuper de son corps. Le risque est que le corps standardisé soit présenté non plus comme une idéal mais comme normal.
Ex: En modifiant un nez, le patient espérait résoudre grâce au travail du scalpel de grave problème psychologique.
LA DYSMORPHOPHOBIE OU " LA DISGRACE IMAGINAIRE " :
La Dysmorphophobie correspond à une préoccupation morbide représenté par la crainte d'être laid.
Selon le cas, le défaut est imaginaire ou le sujet exagère une légère imperfection. Les inquiétudes les plus fréquentes sont : le nez, les rides, les paupières, la peau.
La zone anxiogène peut changer au cours de la vie.
Au delà du stade du doute, les craintes obséantes varient et évoluent dans un context d'anxiété, de souffrances déressive, d'autodépréciation et s'accompagnent d'un sentiment de honte. De ce vécu douloureux déocule un retentissement important sur la vie relationnelle et sociale: la tendance à l'évitement phobique des contacts sociaux.
Ex: le sujet peut vérifier l'état de sa peau durant des heures devant le miroir ou à l'inverse, fuir tous les reflets.
Il n'est pas si rare de voir certains dysmormophobe tenter de pratiquer des actes d'auto-chirurgie sur eux suite aux refus des chirurgiens.
Hang Miuku, jeune coréene a qui ont a refusé du silicone, s'injecte de l'huile de friture. C'est un cas célèbre de dysmorphophobie.
Mais, pourquoi ces disgrâces imaginaires ?
Eve Valois, dite "Lolo Ferrari", présentait une dysmorphophobie sévère.





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